Étymologie

Étymologie
Le mot islam est la translittération du mot arabe الإسلام, transcrit 'islām écouter Fiche, qui possède un équivalent en syriaque comme en hébreu mais pas en français. Il possède, comme de nombreux termes de cette religion, deux significations : une signification générale propre à la langue arabe, et une signification religieuse plus spécifique.

En arabe, islam signifie « soumission » volontaire, sous entendu « à Dieu », ou, dans certains cas, « paix ».

D'un point de vue étymologique, le mot est dérivé d'une racine de trois consonnes, caractéristique des langues sémitiques, s.l.m, désignant le fait de se soumettre d'une manière volontaire ou la paix, qui donne un autre dérivé, مُسْلِم muslim, qui a donné « musulman » en français et qui signifie « soumis », mais aussi « salam », analogue du « shalom » hébreu. مُسْلِم muslim est en langue arabe Ism Fa'il (اسم فاعل) (nom de l'agisseur) c'est à dire celui qui fait l'action , en opposition à Ism maf'oul (اسم مفعول) celui qui subit l'action.

On retrouve le terme muslim dans de nombreux versets évoquant la soumission comme par exemple la fin du verset 136 de la sourate 2 en arabe : « Wa Naĥnu Lahu Muslimūna » qui signifie « Et à Lui nous nous soumettons »

Pour la religion et donc selon les musulmans, islam désigne la soumission à ce que le Créateur des Mondes, Allah (Dieu), qui serait une contraction de l'arabe al-ilāh, « le Dieu » (cf. Allah) aurait ordonné et dont la parole aurait été transmise par les prophètes messagers, en arabe, nabī rasūl, qu'on glose par « à qui il est révélé d'appeler le peuple à suivre des lois qui lui ont été révélées et qui sont spécifiques au messager », et les prophètes non messagers, en arabe nabī, glosé par « à qui il est révélé d'appeler le peuple à suivre la loi du messager qui l'aura précédé ».

C'est, en sorte, l'acceptation par le c½ur, les actes et la parole de tout ce qui a été révélé et transmis, même si la personne n'applique pas toutes les obligations de l'islam.

Ainsi, l'islam distingue :

la croyance : ce que le c½ur accepte et ce dont il se satisfait ;
et la foi : le degré d'attachement aux croyances et aux actes spécifiques dictés par la religion.

# Posted on Friday, 06 October 2006 at 9:43 PM

Quelques définitions

Le mot « islam » avec une minuscule désigne la religion révélée à Mahomet.
Le mot « Islam » avec une majuscule désigne l'ensemble des peuples musulmans, la civilisation islamique.
Le mot « musulman » désigne ce qui est relatif à la religion : les personnes professant l'islam et ce qui est relatif à ses lois et rites.
Le mot « islamique » renvoie à l'islam en tant que religion et en tant que civilisation.
Les mots « islamisme » et « islamiste » s'employaient autrefois pour « islam » ou « musulman ». Ces exonymes sont utilisés aujourd'hui (en premier lieu par les mass medias) pour désigner un islam politique.

# Posted on Friday, 06 October 2006 at 9:47 PM

Edited on Thursday, 28 June 2007 at 10:56 AM

Variantes théologiques

Variantes théologiques
La relation directe de l'homme à Dieu par le Coran et la liberté religieuse va amener une multiplication des tendances religieuses. L'absence de clergé permet l'existence de différentes normes juridiques, et différentes écoles religieuses. À la mort du prophète, des différences religieuses importantes et la conquête arabe fulgurante provoquent des rivalités politiques. Beaucoup de questions sur la liberté de l'homme, le péché, la foi, etc. conduisent à la constitution de théologies musulmanes qui essayent de donner des réponses aux questions et aux problèmes non détaillés par les textes divins, et de faire face aux défis de la vie humaine.

Les croyants se partagent en trois branches :

*le sunnisme de Sunna, « la tradition ». Les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah, ce sont les 'Ach^arites et les Matouridites
Le sunnisme se divise lui-même en différentes écoles juridiques. Il y en a aujourd'hui quatre, mais il y en a eu d'autres dans le passé. Ces écoles s'acceptent les unes les autres, organisant ainsi un relatif pluralisme en matière de normes juriques mais ont une foi commune. Ce sont, dans l'ordre de leur apparition :


*le hanafisme ( de Abû Hanifâ, 700-767) ;
*le malékisme (de Malîk Ibn Anas qui vécu entre 712 et 796) ;
*le shafi'isme, ou shaféisme, ou Chaafisme, (de Al-Shafi'i 768-820) ;
*le hanbalisme (de Ibn Hanbal, 781-856) ;
On dit Ahlou s-Sounnah par opposition aux différents groupes égarés se réclamant de l'islam. Bien que le nombre de tous les groupes égarés soit grand, soixante-douze groupes, ils restent à eux tous une minorité par rapport à Ahlou s-Sounnah.

*le chiisme, lui même divisé en différentes branches, dont les trois principales sont :
*le chiisme duodécimain (90 % des chiites) que l'on peut séparer en deux grands groupes, les "orthodoxes", tels les usuli (clergé d'ayatollah, la plus répandue), akhbari, shayki, et les "hétérodoxes" extrémistes, tels les alaouites ou "Nusayri" de Syrie, les alévis de Turquie, les Ahl-e Haqq d'Iran et Irak, les Shabak, Kakai, Kirklar etc.;
*le chiisme septimain (ou ismaélien) ;
*le zaydisme du Yemen ;
*les druzes de Syrie / Israël / Liban ;
*le kharidjisme (beaucoup moins répandu que le sunnisme et le chiisme) ;
*Les sunnites ou Les gens de Ahlou s-Sounnah wa l-Jama^ah représentent environs 90 % des musulmans, les chiites environs 10 %. Le kharidjisme moins de 1 %.

On peut aussi citer pour mémoire un quatrième courant, qui s'est éteint au moyen-age, le motazilisme. Cette école interprétative rationaliste, en conflit avec le sunnisme naissant, est apparu à la fin du califat Omeyyade, au milieu du VIIIe siècle, et a été éradiqué au XIe siècle par le sunnisme, en particulier par les acharites (disciples de al-Ach'ari 873-935). Cette école, dont des textes ont été redécouverts au XIXe siècle, connaît une petite résurgence depuis cette date chez certains intellectuels, mais sans base populaire notable.

nota : Le wahhabisme, une version particulièrement rigoriste s'appuie sur l'école hanbalite et se revendique comme orthodoxie, concept qui n'existe pas en islam du fait des diverses écoles interprétatives citées ci-dessus, comme du fait qu'aucun magistère n'est institué pour le faire respecter. À ce titre, le wahhabisme et son proche cousin, le salafisme considèrent que les autres écoles sunites doivent à terme s'unifier en se ralliant à leur interprétation. Il s'agit là d'une rupture avec la tradition pluraliste des interprétations du sunnisme, qui entraîne parfois des conflits avec ces écoles.

Enfin, l'islam est traversé de nombreux courants de spiritualité mystique, comme le soufisme ou tassawuf. Au départ, ces confréries sont d'origine chiites mais le principe s'en répand dans le sunnisme.

Une théologie populaire s'est aussi développée dans le maraboutisme, lequel pratique le culte des saints.

# Posted on Friday, 06 October 2006 at 9:52 PM

Edited on Thursday, 17 May 2007 at 7:13 PM

Sources de législation sunnite

Sources de législation sunnite
*Les musulmans affirment que le Coran a été révélé par Dieu (appelé Allāh en arabe) à son prophète Mahomet (Muhammad), qu'il est donc la première source de législation dans l'islam et que Dieu le préserve contre toute modification ou altération.
*La sunna (qui est l'ensemble des dires et faits du prophète) est la seconde source de législation dans le sunnisme. La sunna a été rassemblée et classée par les savants sunnites dans plusieurs ½uvres comme sahih al boukhari (صحيح البخاري), sahih mouslim (صحيح مسلم) etc. ;
*La troisième source de législation dans le sunnisme est l'unanimité des musulmans Al Ijmaa الإجماع. Cela en se référant à une citation de Mahomet qui dit que les musulmans ne font pas l'unanimité sur quelque chose de faux.
*La quatrième source est l'analogie ─ al-qiyâs (القياس)(littéralement « la mesure ») ─, qui permet de tirer le jugement d'une chose pour laquelle il n'y a pas de législation à partir du jugement d'une chose analogue.
Il est à noter que certaines de ces sources de législation ont été mises en ½uvre après la mort de Mahomet et sont considérées comme illicites (haram) par d'autres groupes de l'Islam organisés en Madhhab ou rite. Article détaillé : Droit musulman

# Posted on Friday, 06 October 2006 at 10:09 PM

Edited on Thursday, 17 May 2007 at 6:48 PM

Lieux saints

Lieux saints
Les principaux lieux saints de l'islam sont :

*La Ka'ba (« le Cube ») de La Mecque (Makkah) en Arabie saoudite. Selon la tradition, il est le premier lieu de culte, bâti par Adam (Adam) sur Terre, puis reconstruit par Ibrahim (Abraham). Jusqu'à l'avènement de l'islam, il était dédié au dieu arabe Houbal, qui était vénéré par des rites de circonvolution autour de la pierre noire. Tout musulman se doit d'y faire un pèlerinage au moins une fois dans sa vie s'il en a la capacité physique et financière ;
*Médine (Almadinah), ville où émigra Mahomet après s'être enfui de La Mecque, est la deuxième ville sainte de l'islam ;
*Jérusalem (al-Qods), est la troisième ville sainte. C'est l'endroit vers lequel le prophète Mahomet aurait effectué le voyage nocturne et l'ascension.
Le pèlerinage sunnite n'est admis que vers ces trois villes.

*Pour les Chiites (Chi'ites), Kerbala en Irak est la troisième ville sainte derrère La Mecque et Najaf. Ce fut le lieu du martyre d'Hussein (petit fils du prophète Mahomet et fils de Ali, troisième Imâm, ainsi que ses compagnons, venus à Kerbala pour défendre l'imamât c'est-à-dire la succession par l'imam Ali gendre du prophète et Hussein son fils (Hassan, son frère ainé ayant été tué). Ce martyre est le mythe fondateur du Chiisme. Tous les ans a lieu la commémoration de ce massacre, à Kerbala ;
*Nadjaf, toujours en Irak, est la seconde des Villes saintes de l'Islam pour les chiites.

# Posted on Friday, 06 October 2006 at 10:17 PM

Edited on Sunday, 08 October 2006 at 9:28 PM